Énergie

Le label PEB (EPC) expliqué : ce que A+ à G signifie pour votre portefeuille

rédaction ikzoek · 4 min de lecture · 4 octobre 2026

Chaque bien à vendre ou à louer en Belgique doit disposer d'un certificat de performance énergétique, le PEB (EPC). Le label, de A+ à G, est aujourd'hui aussi connu que l'étiquette sur un frigo. Mais que signifie ce label exactement, et qu'implique-t-il pour ce que vous payez chaque mois ? C'est ce que nous expliquons ici, chiffres à l'appui.

Que mesure le PEB ?

Le PEB indique de combien d'énergie un bien a théoriquement besoin pour le chauffage, l'eau chaude, la ventilation et le refroidissement, par mètre carré de surface habitable et par an. Ce chiffre s'appelle le chiffre clé et s'exprime en kWh/m² par an. Un expert en énergie le calcule sur la base de l'isolation des murs, de la toiture et du sol, du vitrage, de l'installation de chauffage, de la ventilation et d'éventuels panneaux solaires ou d'une pompe à chaleur.

Important : le PEB mesure le bâtiment, pas l'occupant. Deux ménages dans le même logement peuvent avoir une consommation très différente. Le chiffre clé est donc un outil de comparaison entre logements, pas une prédiction de votre facture.

Les labels par région

Les trois régions appliquent chacune leur propre échelle, ce qui complique les comparaisons au-delà de la frontière linguistique.

LabelFlandre (kWh/m²/an)Bruxelles (kWh/m²/an)Wallonie (kWh/m²/an)
A+0 ou moins (neutre en énergie)(non utilisé)jusqu'à 45
Ajusqu'à 100jusqu'à 45jusqu'à 85
Bjusqu'à 200jusqu'à 95jusqu'à 170
Cjusqu'à 300jusqu'à 150jusqu'à 255
Djusqu'à 400jusqu'à 210jusqu'à 340
Ejusqu'à 500jusqu'à 275jusqu'à 425
Fplus de 500jusqu'à 345jusqu'à 510
G(non utilisé)plus de 345plus de 510

Un label C flamand n'a donc pas la même signification qu'un label C bruxellois. Regardez toujours le chiffre clé lui-même lorsque vous comparez des logements situés dans des régions différentes.

Combien coûte un label en euros ?

C'est la question qui compte vraiment pour un acheteur ou un locataire. Sur ikzoek.immo, nous affichons pour chaque bien un coût énergétique estimé par an. Cette estimation part du chiffre clé et de la superficie, mais est corrigée en fonction de ce que l'on sait de la consommation réelle : les occupants de logements mal isolés chauffent rarement toute la maison à 21 degrés, ce qui fait que la consommation réelle est inférieure à la consommation théorique. Nous y ajoutons la consommation électrique domestique et utilisons les prix moyens de l'énergie les plus récents de la CREG.

Un exemple pour une maison mitoyenne de 150 m² en Flandre, chauffée au gaz naturel, avec une famille de trois personnes :

  • Label A (chiffre clé 80) : environ 1 400 à 1 800 euros par an
  • Label C (chiffre clé 250) : environ 2 400 à 3 100 euros par an
  • Label E (chiffre clé 450) : environ 3 300 à 4 400 euros par an
  • Label F (chiffre clé 600) : environ 4 000 à 5 400 euros par an

La différence entre un logement A et un logement F atteint donc rapidement 3 000 euros par an. Sur un crédit de 25 ans, cela représente 75 000 euros, sans même tenir compte des hausses de prix. C'est un montant que vous pouvez tout à fait intégrer dans votre offre.

Pourquoi le label influence le prix

Les acheteurs ont remarqué cette différence. Les prix demandés sur ikzoek.immo montrent que les logements avec un label A ou B sont structurellement plus chers au mètre carré que des logements comparables avec un label E ou F dans la même province. L'ampleur de cet écart varie selon la région et le type de logement ; notre calculateur de valeur de rénovation le calcule pour votre province.

À cela s'ajoute en Flandre l'obligation de rénovation : quiconque achète un logement avec un label E ou F doit l'amener au moins au label D dans les six ans. Un mauvais label implique donc non seulement une facture plus élevée, mais aussi un investissement obligatoire.

Cinq points à vérifier sur le PEB lui-même

  1. La date. Un PEB est valable dix ans, mais un certificat de 2017 ne dit rien des travaux réalisés depuis. Demandez un PEB récent si des rénovations ont eu lieu.
  2. Les recommandations. À la fin du certificat figure une liste de mesures et de leur effet estimé. C'est un conseil de rénovation gratuit.
  3. La superficie. Le chiffre clé est exprimé par m². Vérifiez que la surface de plancher utile indiquée sur le PEB correspond à ce que vous constatez.
  4. Le type de chauffage. Un logement avec un label D au mazout coûte plus cher qu'un label D au gaz naturel, et bien plus qu'un label D équipé d'une pompe à chaleur. Notre estimation en tient compte.
  5. Les panneaux solaires. Ils réduisent le chiffre clé, mais ne sont rentables que si vous consommez pendant la journée ou disposez d'une batterie domestique.

Comment utiliser cela dans votre recherche ?

Sur ikzoek.immo, vous pouvez filtrer selon un label PEB maximal et un coût énergétique estimé maximal par an, et trier par "le plus économique d'abord". Vous comparez ainsi non seulement le prix demandé, mais aussi ce que vivre dans ce logement va réellement vous coûter. Vous trouverez la méthodologie complète derrière cette estimation sur notre page sur le coût énergétique.

Un mauvais label n'est pas nécessairement une raison de renoncer à un logement. C'est en revanche une raison de faire des calculs : combien coûte le passage au label C ou B, quels gains cela représente-t-il en factures réduites et en valeur, et est-ce compatible avec votre budget ? Qui fait ces calculs à l'avance achète en connaissance de cause.

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